Accueil Date de création : 29/04/08 Dernière mise à jour : 11/10/08 11:33 / 25 articles publiés
 

Vampire Heaven

Chapitre 1 : Nostalgie à mon âme en peine.  (Vampire Heaven) posté le mercredi 28 mai 2008 18:48

 

 

 Perversions, obsessions, dépendances, violences, autant de maux qui me caractérisent moi et ma noirceur, moi et mon impureté pécheresse, autant de mots pour me juger apte à faire le mal, je sublime dans ce sport où nul autre ne me bat pas même le diable, comment je le sais?
On m’a refait ainsi, l’avenir à décidé de me changer en autre chose, n’allez pas croire que je suis né fils indigne et déshérité, avec le malheur du monde sur le dos, non, je n’ai acquis ce droit qu’après, bien après…

 

Moi Alexiel Kyros, « celui qui est le maître », je compte bien devenir celui que mon nom indique, celui qui sera le maître des autres, je serais aussi probablement leur mort, leurs problèmes et leur détresse, leurs cauchemars, leurs hantises, et leurs faiblesses, et je pense ne profiter…

Mais faisons un rapide retour en arrière, le temps on le remonte, on ressasse mon passé d’un coup, d’un seul comme celui menant à l’abattoir, tranchant comme la hache du bourreau, je fais un écart sur ma conduite et vous raconte comment j’en suis arrivé là, cherchant encore plus bas que ma tombe, et creuse encore…



  xXx



A une époque qui me parait maintenant bien loin, on m’appelait « Prince », je faisais en effet partis de la famille noble du royaume, famille riche, et beauté pure, une petite sœur adorable, que demander de plus, tout ça me fiche la chair de poule, rien qu’à penser nostalgie.
Tout à basculé le jour J, il avait neigé, le parc était blanc et silencieux, nous sommes sortis dehors avec Leocadia, j’avais sept ans, elle deux de moins, alors que nous regardions le ciel, celui-ci s’est couvert d’ombres, des nuages, il faisait presque nuit de toute façon, mais là, une atmosphère lourde, j’entendis un cris, mais je n’eu même pas le temps de voir l’ombre se jeter sur ma sœur l’entraînant dans un déchirement à terre enfoncée dans la neige.
Je cria son prénom, puis au secours, rien, je sentis juste un souffle derrière moi, des griffes dans mon cou, je me retourna pour faire face, n’ayant rien à gagné à tenter la fuite, alors je fus aussi jeter au sol, l’autre me recouvrant, j’aperçus son regard malsain et ces yeux brillant de perversion, et de mal, ses cheveux caché son visage, j’essaya de me débattre sentant son souffle se rapproché, je réussis même à me relever, tous ces mouvements sont vraiment restés ancrés en moi.


Mais il a tôt fait de me rattraper, je faillis même y perdre un œil, ses ongles me griffant le visage, je retomba dans un soupire, alors, luttant pour ne pas crier, je n’avais plus rien à faire, je me sentais perdu et frustré, mais tellement excité, je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais compris.
Alors sa respiration se faisant pesante, saccadée, je la sentait se rapprocher de mon oreille, je grinçais des dents, le stress sûrement, et j’hurla, lui, cette chose immonde ne continua pas, non, il se sentit d’abords obligé de me balancer des coups, je les sentis contre mes côtes, mon épaules, ma nuque, puis sur mon visage, il s’acharnait, je me tue dans la douleur d’un corps d’enfant meurtris par l’échec et le désespoir.
Ensuite tout se passa rapidement, son regard revenant à sa proie, mon sang, celui-ci se figea dans mes veines, par peur, il mordit, je sentais le froid en moi, sa peau, si froide aussi, ses griffes sur mes joues, il releva la tête, son visage s’approchant, ses lèvres rougies, sur ma joues, puis sur les miennes, il laissa les trace de ce qu’il m’avait prit ce soir là, je n’étais plus tellement conscient quand il continua son acharnement des cris dans ma tête, le froid surtout, le noir, une chaleur qui s’échappe malgré moi, je mourrai sans doute.
Alors on me fit basculer, poings et pieds liés à présent, on m’attacha à un arbre je crois, puis un bruit de verre brisé, les hurlement de ma mère, puis ceux d’une bonne, ensuite je ne sais plus trop.

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Chapitre 2 : Hum... Quoi de neuf Docteur..?  (Vampire Heaven) posté le mercredi 28 mai 2008 19:40

(Nous sommes toujours dans le passé du Héros, et ça jusqu'à ce que "l'italique disparaisse, huhu... mais avant de continuer je voulais ajouter quelques choses sur "Docteur" comme je l'appelle [Chanson > Dr Evil, BO Austion Power....], je l'imagine un peu... psychopathe, faut l'être pour aider un vampire, et l'entretenir tout ce temps, il aurait pu l'aider, mais je pense qu'il préfére... l'observer, l'étudier, un peu comme une bête, c'est triste hein..? Imaginez vous avec Docteur Frankenstein qui monte un vampire... vous y êtes! Mais sexy le docteur, vraiment! 

 


 

 

 

Le son me parvenait de nouveau, des voix, celle de mes parents, et du médecin qu’ils avaient fait venir, j’entendais leur peur dans leur voix, j’en souriais intérieurement, comme content de moi, heureux en fin de compte.
Soudain une discussion, ma mère demande « Mais il est tout blanc, tout pâle, il va mourir….! » je la sentais tremblante à mes côtés, mais Docteur Tout Risque répondit d’un ton assuré « j’ai du sang en plus sur moi, aucun problème », j’ai cru sentir une monté de haine (?) ou bien était ce simplement la tension dans la pièce, et d’un sarcasme évident ma mère le reprit « mais pourquoi ne faites vous rien », bien sur, « il faut attendre qu’il se réveille » il est pas médecin pour rien celui là, et ma mère, n’ayant toujours pas saisi la gravité de la situation, demande justification évidente et tragique, la réponse fut la suivante, « il faudra bien qu’il mange quand il se réveillera, ça donne de l’appétit de dormir ainsi… », ma réaction intérieur fut une sorte d’explosion de je-ne-sais-quoi, un genre d’euphorisme déplacé, je jubilais, une sorte de poids venait de s’en aller, comme ci être ce que j’étais devenus me plaisais.



                                                xXx





Cette sorte de plaie immense qu’étais ma nouvelle « maladie » me causer bien des problèmes, déjà le comportement de mes parents, mais j’y était devenus insensible, le mal comme le bien ne me paraissait plus rien, la disparition de ma sœur seul m’importait, mais je n’avais pas le droit de sortir, pas question de nuit ou jour, ni même de pleine lune, non, simplement le vouloir de mes parents à préserver leur dignité.
Le docteur qui s’appelait en fait Christopher Parker, était digne de ce qu’il était, restant au château tous les jours pour moi, apportant les médicaments nécessaires, et le sang qu’il trouvait, je vivais donc avec lui comme seul personne me traitant encore en humain, ce fut la chose la plus dure à supporter au début, la solitude, le manque, la dépendance…
Cinq ans passèrent, dans le silence, et le néant pour moi, au fond dans les caves, je n’avais plus aucun titre, ni aucun droit, je n’avais qu’à me lamenter, sans même pouvoir mourir vraiment si je le voulais, au désespoir de mes parents.


 

(Quoi, le Docteur serait.... Prince Ludwig!! Kyaaaaaah... mais au fait, pourquoi lui...?)

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Chapitre 3 : Matricide... pas d'Eudipe pourtant...  (Vampire Heaven) posté le mercredi 28 mai 2008 21:41

Un incident survenu au cours de mes douze ans, écrasant mon père de représailles terribles à mon égard, nous, le docteur était absent un mois, et durant ce temps plus de sang pour moi, cinq jours déjà passés, sur que mon père gardait le sang caché, et pas une visite, pensant sûrement que je mourais vite.
Cependant ma mère eu honte de ce comportement, voulant me faire un dernier adieu, elle attendit une semaine et trois jours exactement avant de descendre, certaine que j’agonisais sans rien au fond de ma cave, enfermé comme une bête, mais dans le noir et la solitude, quand vos rêves sont remplis de noirceur, il suffit d’un rien pour laisser la rage vous envahir, ce jour là j’ai tué ma mère…


Oui, tué, je l’ai assassiné, j’ai bien calculé mon coup, qui que se soit, je l’attendais derrière la porte, je l’ai attaquée dans le dos, puis mon corps d’enfant plus fort que la normal s’était jeté sur elle, la blessant, puis mes dents transperçant sa nuque, je ne lui laissa rien, pas même une semi vie comme la mienne, non, trop simple.
Alors, inquiet, mon père descendit, je l’attendais en dehors de ma cachette, j’étais repus, souriant, il savait que je n’étais plus tellement moi justement à cause de lui, d’ailleurs je lui ai dit, je lui ai balancé à la figure toutes ces tristes vérités :
« Solitude, souffrance, dépendance, le noir, les cauchemars, c’est de ta faute comme je suis aujourd’hui, tu m’a abandonné, qui donc es tu pour croire que tu me tuerais si facilement, lâche, voilà ce que tu es!! »
Mais il ne m’a pas écouté, mon père est tout sauf lâche, et il ne voulait pas abandonné si facilement il m’a battu, pas à mort, impossible, mais suffisamment pour me calmer, et la punition commença, lourde peine.


Le sang, une fois par semaine, creusant mon manque, pareil pour les coups, toutes les semaines, je rageais, enfermé, pendant un mois cela dura, et même encore après, le docteur n’y pouvait rien, seulement  penser mes blessures, et me fournir un peu plus de sang.

 

 

(Image : Vampire Knight... pas la peine de préciser...)

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Chapitre 4 : Heaven Liberty  (Vampire Heaven) posté le mercredi 28 mai 2008 21:44

( Comme promis... mais la suite arrivera plus tard, week-end chargé, même si l'envi d'écrire prendra surement le dessus... )

 

 

 


Je vouais ma vie à un échec certain en continuant ainsi, je ne sais combien de temps passa, mais il me vidait chaque jour du reste de force et d’espoir que j’avais, je n’étais plus qu’une sorte de bête, n’ayant pas vu la moindre lumière depuis plusieurs années, n’ayant vue personne d’autre que mon père et le docteur, n’ayant presque rien mangé et bu que du sang, j’étais en cage, cloîtré, caché…
Mais une boulle de haine grandissait en moi à chaque coup dont me rouer mon propre père, à chaque goutte de sang qui s’écrasait au sol, une fuite possible, besoin des clés qui me détacherai de ces chaînes qui me retiennent, envie de voir la nuit comme le jour, de boire pas seulement du sang, j’avais presque quinze ans, et je voulais oublier mon passé, je voulais simplement vivre comme n’importe qui, mais je n’étais pas.
Alors un jour, pas fait comme un autre le plan se construisit de lui-même, morphine, et menottes, mon père descendait comme toutes les semaines, pour son grand malheur, je rongé mon frein jusqu’à son arrivée, puis dès qu’il ouvrit la porte ce fut à Christofer de jouer son rôle, empoissonnant mon père pour qu’il ne puisse plus agir, l’attachant comme il l’avait fait pour moi, et puis l’attente.
Mon père ouvrit enfin les yeux, moi je plissais les miens pour mieux le distinguer, nous avions amené des bougies, et l’atmosphère paraissait encore plus tendue et nerveuse, on aurait pu sentir l’électricité statique sur notre peau.
Il grinça en me regardant, son regard était plus noir que les ombres de la salle, sa bouche formant un rictus de haine lui aussi, je souriais, je jubilais, mais il prit la parole en premier, je le ferai parler, ce coup ci c’est moi qui avait le bâton en main, enfin, Christofer avait le bâton, j’étais trop faible, mais pas encore mourant.

« Saloprie de vampire…. Tu es pire que la peste, tu n’es rien… pourquoi n’es tu pas mort depuis tout ce temps enfermé avec les rats? Même eux n’ont pas voulu de toi… tu es le poison de ce château et de ce royaume… »

Il cracha à mes pieds, faible, il n’était rien, j’avais envi de le démolir moi aussi, de lui balancer cette boue qu’il m’envoyais chaque jour pour m’ab faut croire qu’il a loupé sa cible.

« Moi aussi père je te déteste, pourtant… je ne crois pas que mère elle t’autorisait à être ainsi avec moi, elle était ton calmant, avoue, tu es devenu pire que moi… à ton avis, cherche bien, mais… pourquoi suis-je comme ça…? Pourquoi! »

Je fis un signe au Docteur pour qu’il agisse, lui balançant les coups aussi bien que l’homme allongé par terre savait le faire.

« Comment oses tu m’appeler père, hôte ce nom là de ta bouche, je ne peux plus l’entendre, je n’ai jamais été ton père… et ta mère je la supportait oui, assez bien… mais toi… tu l’a rongé déjà de l’intérieur… »

Je ne comprenais pas soudain, un bloc s’écroulait devant moi, pas mon père… ma mère… intérieur…., un doute, plusieurs, je lança un autre regard à Chris qu’il frappe plus fort.

« Je ne comprends pas… je m’en fiche de toi, que tu sois mon père ou un étranger, je te déteste simplement, tu n’as jamais eu aucun droit sur moi, et maintenant les rôle s’échangent tu as assez profité! »

Ma voix n’était plus qu’un murmure, un grincement à peine audible, un cris de rage muet par la tension, et lui souriait, j’allais le tuer s’il continuais, mais je voulais savoir.

« Ta mère était… enceinte… avant, le mariage… tu comprends maintenant? Mieux…? Je t’ai accepté parce que tu étais déjà là, je n’avais pas le choix, mais maintenant… tu n’es plus qu’un monstre à mes yeux… »

Je n’osa plus rien, aucune tentative, je n’avais jamais aimé personne vraiment, à part ma sœur, et là, un lien de parenté venait de se briser, un peu… ma mère, oui je l’avais tué, sur ce mon père ce mit à hurler, « tuer, morte, monstre, vampire, animal, mourir, mourir, mourir, mère, aimer, tuer » en boucle, je mis mes mais sur mes oreilles, je ne pouvais ni ne voulais entendre, je donna un violent coup de pied en direction du visage à mon père, plus rien, un ricanement, je ne l’avais pas loupé pourtant.

« C’est pas moi, je l’ai pas tué, c’est toi seul qui a fait de moi ce que je suis devenu par ta faute, vampire ou non, qui attaqué le premier, Leocadia… pas ma faute, je l’aime, elle… maman… morte, pas moi… mon sang, le sang, j’ai pas choisi, pas moi!! »

Je haletais, des larmes brûlantes tombaient de mes yeux, laissant des sillon sur mes joues.

« Vous auriez pu ne pas agir comme ça, changer, trouver une solution, lâches, je ne vous ai jamais aimé après, pardonné non plus… Leocadia, maman partis, mort? Pas moi, pas moi, pas… »

Ma voix laissa renaître le silence.

« Donne moi les clés… »
L’autre avait reprit le dessus, séchant larme, ma liberté voulait renaître elle aussi, poussant mes forces à leurs bouts, à leurs fins, j’en crevais tellement d’envie, ces clés, plus de chaînes sortir, voir, vivre…
Je me jeta sur mon père, il était à porté de moi, je le griffai, fouillant pour trouver, mordant où je pouvais, tirant sur ce qui me retenait, mes yeux brillaient, je sentais aussi le sang me couler dans la bouche et sur mes mains qui cherchaient.
Soudain un énorme craquement, je venais de casser le bras de mon père, ma force était elle que je n’étais même plus sur d’être moi à ce moment, juste un animal, oui.
Il hurla, je tira encore sur les chaînes, mon père agonisait et geignait, je riais à gorge ouverte à la face du monde, un autre bruit m’indiqua que la chaîne me reliant au mur venait de céder, j’hurla à mon tour, puis je cogna sur ce qui restait de mon père à terre, labourant de coup la chose que tressauter à chaque fois, du sang éclaboussant mon visage, je m’arrêta enfin.

« Tu vois papa… tout est pas fini… il y a moi maintenant… »

 

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Chapitre 5 : Dark Dream can be True  (Vampire Heaven) posté le samedi 31 mai 2008 18:29

Après cet incident, tout se déroula comme dans un rêve, le sang, les cris, comme une décharge électrique qui vous fait tourner la tête, puis l'instant suivant vous n'êtes plus vous même, d'ailleurs vous ne vous souvenez de rien, un rêve comme je le dis.
Apparemment, plusieurs jours passèrent sans que je me réveille, j'étais au soin de Christofer sûrement, ou alors peut être suis je morts maintenant, je ne ressens plus la haine qui me rongeait face à mon père, j'étais vidé, plus aucun souffle me faisant allé en avant avec la vigueur d'antan, étais je serein?


Lorsque mes yeux s'ouvrirent enfin, je remarqua le noir, non, d'abords je sentis, la fraîcheur du tissus, des draps, une brise sur le corps, pas de vêtements, juste ma peau et le tissus, une peur immense et déraisonnée me faisait battre le coeur à la chamade, haletant, le noir, peur...
Je chercha, quelqu'un, quelque chose près de moi, mes mains fouillaient l'air et le lit, cherchant parmi les draps et les oreillers, une chaleur, enfin, une autre personne, Docteur! Mon coeur ne cessa cependant de battre comme il le faisait aussi fort, j'avais l'impression que le lit tremblait avec moi, que le monde pulsait ainsi parce que je le faisait vibrer lui aussi.
Alors, en refermant les yeux je me jeta sans préavis sur la personne, pas méchamment, non, comme une gosse qui pleurs sa peine et cherche réconfort près de sa mère, maman... mes mains agrippèrent la peau de l'autre, s'attachant aux épaules, mon visage sentant l'autre, son parfum, se blottissant au creux de l'épaule, l'autre était de dos encore, je le sentis glisser vers moi, je me laissa tomber sur li, ses mains sur mon visage et dans mes cheveux, j'étais qu'un gosse mince.
Ainsi allonger sur lui, je cherchait, quoi au juste, je ne sais pas trop, mon coeur devait lui faire mal à cogner ainsi, mes mains glissaient sur son dos, j'étais en boule contre son ventre, et il me tenait comme pour m'empêcher de partir ou de m'envoler, je ne suis pas un ange, pas d'inquiétude, ma bouche cherchait elle aussi, redressant la nuque, je m'approcha doucement de son coup, je sentis ses mains se crisper, remonter à ma nuque elles aussi, je mordis, doucement, laissant à peine mes dents dans la chair, juste un peu de sang, j'avais tellement faim et peur, peu à peu je me contentai, puis comme un signal d'arrêt, ses doigts se contractant, j'arrêta puis lécha la blessure et les gouttes de sang perlant à la surface, il soupira, je pleurai.
Comme deux amants s'enlacent, nous passâmes la nuit ainsi jusqu'à ce que le soleil soit suffisamment haut pour nous réchauffer, mais je ne quitta pas le lit tout de suite, je ne voulais pas, trop peur du reste, de me retrouver seul au coin d'un couloir, face au fantômes de ma vie.
 
 
Les jours passèrent lentement, reprenant un peu conscience de moi, je sentais que la reprise serait dure, et longue, je referai tout bien, ma vie, ma liberté, mes peurs, mes envies, tout, mais une chose me bloque, à l'intérieur, il n'arrête pas de crier, d'appeler, et je tremble rien qu'à savoir son retour, ce sang noir qui me ronge, et me brise, je ne sais le contenir loin de mon coeur, je ne veux pas me laisser allé comme avant, je voudrai garder un peu d'humanité.

 

(je trouve l'image parfaite... vraiment... les vêtements en moins et... non rien...)

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