Perversions, obsessions,
dépendances, violences, autant de maux qui me
caractérisent moi et ma noirceur, moi et mon impureté
pécheresse, autant de mots pour me juger apte à faire
le mal, je sublime dans ce sport où nul autre ne me bat pas
même le diable, comment je le sais?
On m’a refait ainsi, l’avenir à
décidé de me changer en autre chose, n’allez
pas croire que je suis né fils indigne et
déshérité, avec le malheur du monde sur le
dos, non, je n’ai acquis ce droit qu’après, bien
après…
Moi Alexiel Kyros, « celui qui est le
maître », je compte bien devenir celui que mon nom
indique, celui qui sera le maître des autres, je serais aussi
probablement leur mort, leurs problèmes et leur
détresse, leurs cauchemars, leurs hantises, et leurs
faiblesses, et je pense ne profiter…
Mais faisons un rapide retour en arrière, le temps on le
remonte, on ressasse mon passé d’un coup, d’un
seul comme celui menant à l’abattoir, tranchant comme
la hache du bourreau, je fais un écart sur ma conduite et
vous raconte comment j’en suis arrivé là,
cherchant encore plus bas que ma tombe, et creuse
encore…
xXx
A une époque qui me parait maintenant bien loin, on
m’appelait « Prince », je faisais en
effet partis de la famille noble du royaume, famille riche, et
beauté pure, une petite sœur adorable, que demander de
plus, tout ça me fiche la chair de poule, rien
qu’à penser nostalgie.
Tout à basculé le jour J, il avait neigé, le
parc était blanc et silencieux, nous sommes sortis dehors
avec Leocadia, j’avais sept ans, elle deux de moins, alors
que nous regardions le ciel, celui-ci s’est couvert
d’ombres, des nuages, il faisait presque nuit de toute
façon, mais là, une atmosphère lourde,
j’entendis un cris, mais je n’eu même pas le
temps de voir l’ombre se jeter sur ma sœur
l’entraînant dans un déchirement à terre
enfoncée dans la neige.
Je cria son prénom, puis au secours, rien, je sentis juste
un souffle derrière moi, des griffes dans mon cou, je me
retourna pour faire face, n’ayant rien à gagné
à tenter la fuite, alors je fus aussi jeter au sol,
l’autre me recouvrant, j’aperçus son regard
malsain et ces yeux brillant de perversion, et de mal, ses cheveux
caché son visage, j’essaya de me débattre
sentant son souffle se rapproché, je réussis
même à me relever, tous ces mouvements sont vraiment
restés ancrés en moi.
Mais il a tôt fait de me rattraper, je faillis même y
perdre un œil, ses ongles me griffant le visage, je retomba
dans un soupire, alors, luttant pour ne pas crier, je n’avais
plus rien à faire, je me sentais perdu et frustré,
mais tellement excité, je ne sais pas pourquoi, je
n’ai jamais compris.
Alors sa respiration se faisant pesante, saccadée, je la
sentait se rapprocher de mon oreille, je grinçais des dents,
le stress sûrement, et j’hurla, lui, cette chose
immonde ne continua pas, non, il se sentit d’abords
obligé de me balancer des coups, je les sentis contre mes
côtes, mon épaules, ma nuque, puis sur mon visage, il
s’acharnait, je me tue dans la douleur d’un corps
d’enfant meurtris par l’échec et le
désespoir.
Ensuite tout se passa rapidement, son regard revenant à sa
proie, mon sang, celui-ci se figea dans mes veines, par peur, il
mordit, je sentais le froid en moi, sa peau, si froide aussi, ses
griffes sur mes joues, il releva la tête, son visage
s’approchant, ses lèvres rougies, sur ma joues, puis
sur les miennes, il laissa les trace de ce qu’il
m’avait prit ce soir là, je n’étais plus
tellement conscient quand il continua son acharnement des cris dans
ma tête, le froid surtout, le noir, une chaleur qui
s’échappe malgré moi, je mourrai sans
doute.
Alors on me fit basculer, poings et pieds liés à
présent, on m’attacha à un arbre je crois, puis
un bruit de verre brisé, les hurlement de ma mère,
puis ceux d’une bonne, ensuite je ne sais plus
trop.

