( Comme promis... mais
la suite arrivera plus tard, week-end chargé, même si
l'envi d'écrire prendra surement le dessus... )
Je vouais ma vie à un échec certain en continuant
ainsi, je ne sais combien de temps passa, mais il me vidait chaque
jour du reste de force et d’espoir que j’avais, je
n’étais plus qu’une sorte de bête,
n’ayant pas vu la moindre lumière depuis plusieurs
années, n’ayant vue personne d’autre que mon
père et le docteur, n’ayant presque rien mangé
et bu que du sang, j’étais en cage,
cloîtré, caché…
Mais une boulle de haine grandissait en moi à chaque coup
dont me rouer mon propre père, à chaque goutte de
sang qui s’écrasait au sol, une fuite possible, besoin
des clés qui me détacherai de ces chaînes qui
me retiennent, envie de voir la nuit comme le jour, de boire pas
seulement du sang, j’avais presque quinze ans, et je voulais
oublier mon passé, je voulais simplement vivre comme
n’importe qui, mais je n’étais pas.
Alors un jour, pas fait comme un autre le plan se construisit de
lui-même, morphine, et menottes, mon père descendait
comme toutes les semaines, pour son grand malheur, je rongé
mon frein jusqu’à son arrivée, puis dès
qu’il ouvrit la porte ce fut à Christofer de jouer son
rôle, empoissonnant mon père pour qu’il ne
puisse plus agir, l’attachant comme il l’avait fait
pour moi, et puis l’attente.
Mon père ouvrit enfin les yeux, moi je plissais les miens
pour mieux le distinguer, nous avions amené des bougies, et
l’atmosphère paraissait encore plus tendue et
nerveuse, on aurait pu sentir l’électricité
statique sur notre peau.
Il grinça en me regardant, son regard était plus noir
que les ombres de la salle, sa bouche formant un rictus de haine
lui aussi, je souriais, je jubilais, mais il prit la parole en
premier, je le ferai parler, ce coup ci c’est moi qui avait
le bâton en main, enfin, Christofer avait le bâton,
j’étais trop faible, mais pas encore mourant.
« Saloprie de vampire…. Tu es pire que la peste,
tu n’es rien… pourquoi n’es tu pas mort depuis
tout ce temps enfermé avec les rats? Même eux
n’ont pas voulu de toi… tu es le poison de ce
château et de ce royaume… »
Il cracha à mes pieds, faible, il n’était rien,
j’avais envi de le démolir moi aussi, de lui balancer
cette boue qu’il m’envoyais chaque jour pour m’ab
faut croire qu’il a loupé sa cible.
« Moi aussi père je te déteste,
pourtant… je ne crois pas que mère elle
t’autorisait à être ainsi avec moi, elle
était ton calmant, avoue, tu es devenu pire que moi…
à ton avis, cherche bien, mais… pourquoi suis-je
comme ça…? Pourquoi! »
Je fis un signe au Docteur pour qu’il agisse, lui
balançant les coups aussi bien que l’homme
allongé par terre savait le faire.
« Comment oses tu m’appeler père,
hôte ce nom là de ta bouche, je ne peux plus
l’entendre, je n’ai jamais été ton
père… et ta mère je la supportait oui, assez
bien… mais toi… tu l’a rongé
déjà de
l’intérieur… »
Je ne comprenais pas soudain, un bloc s’écroulait
devant moi, pas mon père… ma mère…
intérieur…., un doute, plusieurs, je lança un
autre regard à Chris qu’il frappe plus fort.
« Je ne comprends pas… je m’en fiche de
toi, que tu sois mon père ou un étranger, je te
déteste simplement, tu n’as jamais eu aucun droit sur
moi, et maintenant les rôle s’échangent tu as
assez profité! »
Ma voix n’était plus qu’un murmure, un
grincement à peine audible, un cris de rage muet par la
tension, et lui souriait, j’allais le tuer s’il
continuais, mais je voulais savoir.
« Ta mère était… enceinte…
avant, le mariage… tu comprends maintenant? Mieux…?
Je t’ai accepté parce que tu étais
déjà là, je n’avais pas le choix, mais
maintenant… tu n’es plus qu’un monstre à
mes yeux… »
Je n’osa plus rien, aucune tentative, je n’avais jamais
aimé personne vraiment, à part ma sœur, et
là, un lien de parenté venait de se briser, un
peu… ma mère, oui je l’avais tué, sur ce
mon père ce mit à hurler, « tuer, morte,
monstre, vampire, animal, mourir, mourir, mourir, mère,
aimer, tuer » en boucle, je mis mes mais sur mes
oreilles, je ne pouvais ni ne voulais entendre, je donna un violent
coup de pied en direction du visage à mon père, plus
rien, un ricanement, je ne l’avais pas loupé
pourtant.
« C’est pas moi, je l’ai pas tué,
c’est toi seul qui a fait de moi ce que je suis devenu par ta
faute, vampire ou non, qui attaqué le premier,
Leocadia… pas ma faute, je l’aime, elle…
maman… morte, pas moi… mon sang, le sang, j’ai
pas choisi, pas moi!! »
Je haletais, des larmes brûlantes tombaient de mes yeux,
laissant des sillon sur mes joues.
« Vous auriez pu ne pas agir comme ça, changer,
trouver une solution, lâches, je ne vous ai jamais
aimé après, pardonné non plus…
Leocadia, maman partis, mort? Pas moi, pas moi,
pas… »
Ma voix laissa renaître le silence.
« Donne moi les clés… »
L’autre avait reprit le dessus, séchant larme, ma
liberté voulait renaître elle aussi, poussant mes
forces à leurs bouts, à leurs fins, j’en
crevais tellement d’envie, ces clés, plus de
chaînes sortir, voir, vivre…
Je me jeta sur mon père, il était à
porté de moi, je le griffai, fouillant pour trouver, mordant
où je pouvais, tirant sur ce qui me retenait, mes yeux
brillaient, je sentais aussi le sang me couler dans la bouche et
sur mes mains qui cherchaient.
Soudain un énorme craquement, je venais de casser le bras de
mon père, ma force était elle que je
n’étais même plus sur d’être moi
à ce moment, juste un animal, oui.
Il hurla, je tira encore sur les chaînes, mon père
agonisait et geignait, je riais à gorge ouverte à la
face du monde, un autre bruit m’indiqua que la chaîne
me reliant au mur venait de céder, j’hurla à
mon tour, puis je cogna sur ce qui restait de mon père
à terre, labourant de coup la chose que tressauter à
chaque fois, du sang éclaboussant mon visage, je
m’arrêta enfin.
« Tu vois papa… tout est pas fini… il y a
moi maintenant… »